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Témoignages

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21.11.2019

Sarah

Sarah Julien

J’ai toujours été une personne anxieuse. Ça restait gérable au primaire et au secondaire parce que j’avais peu de responsabilités, mais au cégep, j’ai commencé à avoir trop mal au ventre pour aller à mes cours. Je pensais que c’était physique, mais quand j’arrivais chez moi, mon mal de ventre diminuait. Presque tout ce qui était nouveau me rendait anxieuse. Je sentais le besoin d’être accompagnée presque tout le temps; pour aller à des rendez-vous, étudier dans un café, faire l’épicerie… C’est comme si je manquais de confiance en mes capacités de gérer ces situations.

Quand je suis entrée au bac en psychologie, ça a pris beaucoup plus d’ampleur. J’ai commencé à avoir des crises de panique, ce qui m’a amenée à rapidement aller chercher de l’aide. J’ai commencé une thérapie et j’ai demandé des accommodements à l’université. Je suis toujours avec la même thérapeute, ça fait maintenant 4 ans. C’est certain que tu ne peux pas régler en trois semaines un problème avec lequel tu vis depuis 25 ans! Ça demande d’être patient. Même si mon bac a vraiment été difficile, j’ai réussi à passer au travers et à rentrer au doctorat en psychologie. Depuis un an, je suis vraiment plus à l’aise avec la nouveauté. Ça m’ouvre des portes et je m’expose à plein de nouvelles situations auxquelles je n’aurais jamais pensé.

Récemment, je suis allée au restaurant avec quelqu’un que je ne connaissais pas beaucoup, dans un nouvel endroit, ce que je n’aurais pas été capable de faire avant. C’est une grosse victoire pour moi! J’ai aussi beaucoup moins de maux de ventre. Il me reste du chemin à faire, mais je ne me suis jamais sentie aussi bien et je suis fière de mon cheminement. Dans moins d’un an, je serai psychologue et je veux déstigmatiser le fait d’aller consulter en tant que professionnelle de la santé. C’est normal et même plutôt rassurant de savoir qu’un.e. psychologue consulte. Les psys ne sont pas à l’abri des difficultés psychologiques et comme tout le monde, on doit faire un travail sur nous-mêmes. C’est essentiel pour notre propre santé mentale, mais aussi pour être capable de prendre soin des autres.

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