24.09.2018
Marine
On avait 16 ans quand on s’est rencontrés. C’était mon premier amour, mon premier tout. On a été ensemble toute notre vie. Et il est mort à 30 ans. Il roulait trop vite en moto, au-dessus de la limite de vitesse, et il a eu un accident. Un mois après l’accident de Matt, ça feelait vraiment pas, j’étais complètement gelée… Je pensais pas qu’après un an, je serais rendue là. Si on m’avait dit qu’un an après son décès, j’aurais déménagé, j’aurais accouché de mon fils – parce que j’étais enceinte de lui au moment de l’accident – que j’élèverais mes enfants toute seule…je l’aurais pas cru. Ça a aucun sens de voir à quel point on est capable de rebondir. Y’a tellement de chemin qui se fait en un an. C’est impressionnant de voir à quel point on est capable de surmonter des affaires qui font aucun sens. Sur le coup, quand on te dit ‘’tu vas être capable’’, tu te dis ‘’ça se peut juste pas’’ pis finalement je suis rendue à un moment où je suis capable d’avoir du fun pis des belles journées…et de me dire que je suis bien. Là je le sais que j’ai envie de continuer à vivre. Au début, j’étais pas sûre. Je voulais pas y penser au fait de vivre sans Matt…je pouvais pas m’imaginer que c’était possible. On a eu tellement de soutien les enfants et moi…ma belle-famille et mes amies ont vraiment été présentes. Après l’accident, je n’ai pas pu recevoir d’aide du CLSC parce qu’on m’a dit que mon cas n’était pas prioritaire, mais j’ai finalement commencé un suivi avec un psy au privé. Aujourd’hui, j’ai de l’espoir pour l’avenir. Je sais que je vais être capable d’être heureuse un jour. Une personne m’a dit une phrase qui m’a vraiment marquée peu de temps après le décès de Matt : ‘’c’est pas le temps qui passe qui est aidant, mais la façon dont tu choisis d’utiliser le temps
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Deuil jeunesse
Une ressource qui a aidé Marine
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