21.02.2019
Andréanne
Quand j’ai donné naissance à mon fils, dès ses premières semaines de vie, j’étais constamment inquiète. J’avais peur qu’il meure dans son sommeil… s’il toussait, je me disais qu’il était malade et qu’il pouvait mourir. Ça n’avait pas de bon sens, je pensais juste à ça. À ce moment-là, j’étais fort probablement en train de faire une dépression post-partum, mais j’ai pas eu de soutien. J’ai été vue au CLSC, mais on m’a dit que j’avais pas assez de critères diagnostiques pour recevoir de l’aide.
À un moment donné, du jour au lendemain, j’ai commencé à avoir vraiment mal au cœur quand je mangeais. J’étais tellement angoissée…y’avait pu rien qui passait. Rapidement, j’ai commencé à me dire : «Eille si je mange pas, je vais maigrir.». Je m’étais jamais mise de pression après ma grossesse pour perdre du poids, mais le fait d’en perdre malgré moi, ça a commencé à me jouer dans la tête. Je suis tranquillement entrée dans un cercle vicieux de trouble alimentaire et à un moment donné, j’ai commencé à compter mes calories et à faire beaucoup d’exercice. Le matin, je me levais, j’allais me peser après avoir vidé ma vessie…je faisais ça plusieurs fois par jour. Sur la balance, je voyais que je maigrissais, mais c’est comme si mes yeux voyaient pas la différence…c’était jamais assez.
Après en avoir parlé avec mon médecin, je me suis tournée vers une clinique qui se spécialise en trouble alimentaire. Je me fais suivre par une psychologue et une nutritionniste là-bas. Ça va mieux aujourd’hui, j’ai beaucoup moins de pensées intrusives au quotidien par rapport à mon poids. Mais je continue à travailler l’image corporelle en thérapie…c’est très relié à ma confiance et à l’amour que je me porte. Je sais que je vaux plus qu’un chiffre sur une balance… Ce qui m’a aidée dans les derniers mois a été de voir qu’il y avait d’autres filles qui étaient passées par là et qui s’en étaient sorties, ça m’a donné espoir.
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