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Témoignages

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22.06.2021

Catherine

Catherine Phaneuf

J’ai consulté un médecin en 2017 parce que j’étais très fatiguée et je toussais beaucoup. Au départ, il m’a dit que je faisais une grosse pneumonie. Deux jours plus tard, j’ai reçu un appel du médecin qui m’annonçait que l’analyse de la radiographie montrait plutôt un cancer... Je me suis effondrée, je ne pouvais plus parler... Le tourbillon des tests a alors commencé et j’ai dû attendre un mois pour recevoir le diagnostic final. C'était un lymphome de stade 4, un type de cancer du sang. Six mois de traitement m'attendaient. J’avais 28 ans à ce moment-là. Les gens autour de moi étaient confiants, mais finalement, ça ne s’est pas aussi bien passé que prévu.

Après 3 mois, mon cancer résistait à la chimio. Cette annonce était un choc, même plus que mon diagnostic initial. J’avais une montagne devant moi et j'avais l'impression qu'il n'y avait aucune façon de l'escalader. Je ne voyais plus d'issue, pas d'espoir... Le protocole de chimio qui m’attendait était très lourd et il a été suivi d’une autogreffe de cellules souches. Durant trois mois, j’ai été sous ce traitement qui m’a fait réaliser que j’étais vraiment malade. Je ne me reconnaissais plus physiquement : j’ai perdu mes cheveux, mes sourcils, mes cils, j'avais pris 30 livres de rétention d'eau et j'étais verte. Je me sentais en prison dans mon corps et je ne savais pas pour combien de temps. Par moment, je me disais que je préférerais mourir parce que je ne faisais que survivre.

Lorsque j’ai été admise pour ma greffe, je ne connaissais pas la durée de mon séjour, et je ne savais même pas si j’allais passer à travers. C’était très anxiogène pour moi d’être branchée 24h sur 24 et enfermée dans une toute petite chambre d’isolement. Finalement, j’y suis restée un mois. Je me souviens encore quand je suis sortie de ma chambre. Je ne pouvais pas y croire. Ça fera bientôt 3 ans que j’ai reçu ma greffe. Je suis en rémission depuis, mais la vie ne revient pas à la normale du jour au lendemain. Je me retrouve peu à peu et j’essaie souvent d’oublier cette période de ma vie, mais pas trop quand même, parce que je dois me rappeler que je suis chanceuse de vivre et non de survivre.

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